Centre de secours. Un mot d'ordre: la patience07 Décembre 2009 : Élus et responsables ont appelé, samedi lors de la célébration de la Sainte-Barbe, les sapeurs-pompiers concarnois à faire preuve de patience dans l'attente du futur centre de secours.
Les premières esquisses pour la Sainte-Barbe 2010, la première pierre pour celle de 2011 et 18 mois après, le grand déménagement». Samedi, lors des cérémonies de la Sainte-Barbe, le premier adjoint François Besombes a ainsi détaillé le calendrier de construction du nouveau centre de secours concarnois au Poteau-Vert, pour près de 6 Millions d'Euros.
«C'est vrai, c'est insalubre»
Il s'est aussi dit conscient, «face aux conditions actuelles, inacceptables», que l'attente jusqu'à septembre2013, date prévisionnelle, serait longue. «Je sais que l'urgence est importante, surtout depuis la mise en place de la garde postée». Ce système fonctionne depuis le début du mois de septembre. Il impose la présence d'équipes d'astreinte, associant professionnels et volontaires, au centre de secours, pour permettre un départ des véhicules dans un laps de temps n'excédant pas deux minutes. Au vu de l'état des locaux, les conditions de maintien à la caserne sont loin d'être idéales. Le colonel Gilles Guilloux, directeur départemental du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis), en convient. «Oui, c'est vrai, c'est insalubre, mais est-ce qu'il fallait attendre encore trois ans pour mettre en place la garde postée? Il paraissait choquant que Concarneau ne soit pas encore doté d'un tel système», expliquera-t-il, appelant lui aussi à la patience. Revenant sur les échanges «parfois durs» qui ont précédé la nouvelle organisation, le colonel Guilloux a annoncé aussi que des «améliorations étaient à faire». «Mais nous n'allons pas construire une nouvelle caserne en attendant l'autre!»
Un contexte financier délicat
Ces évolutions viendront après un premier bilan de la poste gardée que le commandant du groupement de Concarneau Jacques Rampal juge déjà satisfaisante. Du moins sur le plan dela cohabitation entre professionnels et volontaires. Des sapeurs-pompiers qu'il appelle à être «toujours plus disponibles». Mais ces améliorations annoncées par le colonel Guilloux seront limitées par le contexte financier, jugé délicat. «En 2010, dans le département, il n'est pas prévu de recrutement et les investissements seront des plus serrés. Il faudra même regarder de près les possibilités d'économie».
Source: Le Télégramme de Brest |