AMICALE des Sapeurs-Pompiers de CONCARNEAU (Finistère)
Accueil

Présentation
Le Centre d'Incendie et de Secours
Les Actualités
La vie du CIS
Les Grades
Quels sont les grades des pompiers ?
Nos Photos
Véhicules, Interventions, Le passé, Congrès 2003 et 2004 ...
Le Livre d'Or
Signez notre Livre d'Or
Les Liens Sympas
Nos Liens favoris
Pour Nous Contacter
Formulaire de contact
Espace Réservé aux Membres
identification
AMICALE des Sapeurs-Pompiers de CONCARNEAU (Finistère)
Centre d'Incendie et de Secours de Concarneau ( 29 Finistère)

Actualités

Evènement

Les Pompiers Volontaires Concarnois en colère

11 Mai 2009 :
Le télégramme du 11 mai 2009

Le futur système de gardes de nuit prévoit la présence de cinq pompiers professionnels et deux volontaires au centre de secours. Assurant jusqu'ici seuls les astreintes de nuit, les volontaires refusent de voir leur rôle ainsi réduit.

«Nous sommes volontaires par passion, par envie de nous impliquer dans la vie du centre: cette réorganisation nous met de côté, c'est inacceptable». Le sergent Cédric Bauduin résume ainsi un sentiment largement répandu parmi les soixante pompiers volontaires de la ville. Mécontents, ils ont installé des banderoles sur le centre de secours, avec ce slogan: «Non au nouveau système».

Pour réduire le temps d'intervention

Prévue pour le 1er septembre, cette nouvelle organisation voulue par le Sdis porte sur les gardes de nuit, dans un souci d'une plus grande efficacité dans ce centre, troisième du Finistère pour le nombre d'interventions. Jusqu'à présent, les pompiers professionnels travaillent les jours ouvrables, de 7h30 à 18h. Basés à la caserne, ils interviennent dans les deux minutes suivant l'appel téléphonique, ce que les pompiers appellent le «T+2». La direction du Sdis veut généraliser ce fameux «T+2» sur les 24h de la journée. Elle veut donc en finir avec l'actuel système des gardes de nuit, qui sont assurées, comme les week-ends et jours fériés, par les volontaires. D'astreinte, restant à leur domicile où ils sont prévenus par un bip, ils interviennent dans les sept minutes. La réorganisation mettrait en place une «garde postée» avec une équipe de sept pompiers présents au centre 24h sur 24: cinq professionnels, dont le rythme de travail va considérablement changer, et deux volontaires. Deux autres resteront d'astreinte. Avec soixante volontaires au total, les places seront donc très chères. «De douze à quatorze mobilisés la nuit, nous ne serions plus que deux présents sur place: on voudrait mettre en péril le volontariat à Concarneau qu'on ne s'y prendrait pas autrement», lance Cédric Bauduin.

Quelle position des professionnels?

Qui a fait ses calculs: de 168 h de garde et d'astreinte par mois, chacun passera à 36h. «Difficile dès lors de se sentir concerné», ajoute le sergent. Sans perdre de vue la perte financière, même si ce n'est pas l'argument principal: dédommagés à hauteur de 400 € par mois en moyenne, les volontaires en perdraient les deux tiers. Les sapeurs concarnois ont pourtant proposé un système plus satisfaisant à leurs yeux: neuf de garde, cinq professionnels et quatre volontaires, les deux prévus pour être d'astreinte dormant également au centre. Jeudi soir, le directeur départemental leur a notifié son refus. Il doit venir le 20 mai au centre. D'ici là, la position des professionnels, qui reprennent ce matin, sera attendue. Soutien au mouvement, neutralité bienveillante ou hostilité? Le climat au sein du centre de secours pourrait changer.

Rodolphe Pochet le Télégramme de Brest 11 mai 2009


Ouest France du 11 mai 2009

La réorganisation des gardes de nuit va les mettre à l'écart . Ils craignent d'être « foutus à la porte ».

Au mois de septembre, un nouveau système de garde doit entrer en vigueur au centre de secours de Concarneau. Jusqu'à présent, ce sont les pompiers volontaires qui s'en chargent. Chaque nuit, douze à quatorze d'entre eux sont d'astreinte, à leur domicile, équipés d'un bip.
Pour ramener le temps d'intervention de 7 à 2 minutes, le directeur du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) veut une équipe opérationnelle 24 heures sur 24, à la caserne. Sept pompiers, presque tous professionnels, dormiraient sur place, dans un local préfabriqué qui vient d'être livré.
C'est précisément ce qui met en colère les volontaires : « Certes, nous sommes pour cette « garde postée » parce qu'elle est plus efficace. Par contre, on ne veut pas être mis, comme ça, sur la touche », explique le sergent Cédric Bauduin.
« Des craintes des deux côtés »
Les volontaires ont fait le calcul : « Au lieu de 168 heures d'astreinte par semaine, on ne ferait plus que 36 heures de garde. Être pompier volontaire, c'est avant tout une passion, on ne voit pas l'intérêt de continuer si c'est pour ne plus rien faire, ou presque. À terme, on a peur d'être foutus à la porte. »
Professionnels et volontaires concarnois avaient pourtant présenté un projet qui mettait tout le monde d'accord : une garde, non pas de sept, mais de neuf personnes, composée de cinq pros et quatre volontaires. « Mais, jeudi, le directeur du Sdis a refusé cette proposition. » Déçus, les volontaires ont installé, dès le lendemain, des banderoles sur les murs de la caserne, en signe de protestation.
« Le colonel doit nous rencontrer le 20 mais on voudrait qu'une délégation puisse le voir d'ici là », poursuit le sergent. Si un volontaire ne gagne pas des mille et des cents (environ 400 € par mois en moyenne), la réorganisation leur ferait perdre plus de 250 €.
Autre conséquence de cette réorganisation, volontaires et professionnels devront désormais travailler ensemble. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, puisqu'ils ne font que se croiser : les pros sont là en journée, les volontaires la nuit et les week-ends.
Avec cette « mixité », certains redoutent déjà quelques tensions internes. « Ce n'est pas général, mais il y a des craintes des deux côtés, c'est normal, confie un autre pompier. Mais cela va se faire, comme cela s'est fait ailleurs. »
Ce week-end, les Concarnois ont reçu le soutien d'autres pompiers volontaires de centres de secours voisins. On saura aujourd'hui si les pros se joignent à eux.
Ouest France 11 Mai 2009
Les Pompiers Volontaires Concarnois en colère

Suggérez cette page

 

Amicale des pompiers de Concarneau   112 avenue de la gare   29900 concarneau

Réalisation © Rezoweb